Colza et sécheresse
En cette fin du
mois d’août, une question revient en boucle chez l’ensemble des agriculteurs :
Comment réussir mes semis de colza
d’hiver malgré la sécheresse ?
Plusieurs
éléments de réponse :
- Un colza doit
atteindre le stade 8 feuilles et disposer d’un diamètre de pivot de 8 mm pour
bien passer l’hiver : la pluviométrie n’étant pas un facteur limitant, des semis réalisés le 10 septembre arrivent à
cet objectif , 8 années sur 10 selon les relevés de la station météorologique
de Metz.
Semer dans le sec,
c’est possible mais des alternances de pluies inférieures à 5 l/m² et coup de chaud à +30°C conduisent
à la germination du colza mais aussi à l’assèchement
du colza germé en l’absence d’un sol insuffisamment humecté. De plus, l’emploi de désherbants certes, efficaces et
sélectifs amplifie ces situations .
Suite à un épisode pluvieux (de 15 à 20 mm), 10 à 15 pieds/m² de colza, bien
répartis, suffisent pour obtenir un
bon rendement,
Le désherbage du colza :
- La
réussite d’un désherbage dépend de la bonne installation du colza,
- En
absence de pluie, il importe de ne pas gaspiller l’humidité de l’horizon de semis par un passage d’outil intempestif donc de
détruire des repousses de céréales ou
levées d’adventices à l’aide d’un désherbant total homologué.
- Ne désherber qu’en présence d’un horizon bien
humecté ( des précipitations comprises entre 15 et 20 l/m²)
- La
prudence : ne désherber que lorsque
le colza arrive au stade rayonnant, utiliser les désherbants adaptés comme
NOVALL , SPRINGBOK, ALABAMA ou la technique des micro-doses couplée, si c’est
possible, à du désherbage mécanique.
Jean-François
MERY – CDA 57
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