Vous trouverez principalement dans ces pages des témoignages d'agriculteurs et parfois, aussi, ceux de leurs conseillers, impliqués comme eux dans des actions de préservation de la ressource en eau du bassin versant de la rivière Seille. Les pratiques évoluent. Notre objectif est de montrer les choix judicieux et les bons gestes accomplis dans les activités quotidiennes par ces hommes et femmes. Les élus locaux, comme les simples citoyens seront également associés à cette démarche. Il s'agit de relever un défi collectif : celui de diminuer concrètement et durablement l'impact sur l'environnement.

mardi 6 juin 2017

Les cultures de printemps

Suite à une météo hors norme depuis août 2016, des problèmes de désherbage récurents, les agriculteurs ont du modifier leurs rotations  et composer  une sole importante de cultures de printemps.

L’ensemble des cultures accidentées a été remplacé :
- Les plus favorisées : les pois ou des orges de printemps implantés mi-février, la réussite a souri aux audacieux qui, à la faveur de préparation hivernale ou minimale ont bénéficié de conditions humides en post-semis, favorables à une bonne levée,
- Les plus défavorisées : les mêmes cultures , semées fin mars pour profiter selon les agriculteurs de meilleures conditions de semis ont été peu arrosées : la conséquence immédiate, une mauvaise levée suivi d’un éventuel remplacement  fin avril ou d’une levée complémentaire  en mai,
- Les maïs et tournesol semés en avril ont été peu arrosés. Les levées ont été délicates, pénalisées aussi par le froid et les ravageurs du type corbeaux, pigeons ou sangliers. Mais malgré tout, les populations sont satisfaisantes, même si plusieurs stades de culture cohabitent au sein de la parcelle,
- Que dire des semis de mai : en direct ou en préparation minimale pour remplacer une prairie temporaire ou une orge accidentée, les orages de mi-mai ont permis de bonnes implantations.
La propreté des parcelles, une réussite aléatoire qui dépend de :
-  l’historique de la parcelle,
- l’implantation de la culture qui en occupant le terrain limite la présence des adventices,
- l’offre limitée de désherbants antigraminées pour les céréales de printemps, de désherbants pour le tournesol,
- le peu de conditions favorables pour désherber,
- la sécheresse qui a favorisé les plantes vivaces comme les chardons, rumex, liserons...

Attendons la moisson, les rendements et les marges obtenus  pour  une analyspe plus complète.

Jean-François MERY – CDA 57


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