INNOV’ACTION, pour la 2ème année sur le bassin
versant de la Seille
Une quarantaine de professionnels se sont
donnés rendez-vous le 31 mai à Saint Jure (57) pour la 3ème édition d’INNOV’ACTION dans le territoire Lorrain. Un des 6 rendez-vous proposés par les Chambres
d’Agriculture et organisé sur le même schéma.
La
thématique : « faire de la marge en dépensant moins »
ambitieux !
Le
support : « les 500 gestions de parcelles des agriculteurs (issues de
Mes P@rcelles) lorrains » conséquent !
L’exemple :
« l’exploitation d’Hervé Auburtin » édifiant !
Grâce
au support, 500 exploitations, on dispose de 275 exploitations avec des données
confortées sur les campagnes 2013, 2014 et 2015. Cela représente près de
210 000 ha sur les 3 ans. A partir de cette base, on a pu identifier des
exploitations limitant le recours aux produits phytosanitaires, tout en
maintenant des résultats économiques performants, notre thématique.
Les
critères étudiés sont la marge brute (non pas à la culture, mais à l’échelle de
l’exploitation) et l’Indice de Fréquence de Traitement (IFT qui permet
d’appréhender la pression d’utilisation des produits phytosanitaires, également
à l’échelle de l’exploitation). Pour être consolidée, l’analyse est effectuée
de manière pluriannuelle. Elle exclut l’année 2012, trop atypique en termes
d’assolements et l’année 2016, trop exceptionnelle en termes de rendements.
Afin de limiter l’effet lié au meilleur ou moins bon potentiel pédoclimatique
de certaines petites régions de la Lorraine, les marges brutes de chaque
exploitation sont rapportées relativement à la médiane du groupe du secteur.
Parmi
les exploitations dont l’IFT est inférieur à la moyenne, donc des exploitations
économes en phytosanitaires, on en compte 29 avec une marge brute supérieure à
la moyenne du secteur. Dans ces exploitations économes et performantes, on
trouve celle Hervé Auburtin, notre hôte du jour.
1er constat : 8
cultures dans l’assolement 2017 et une rotation sur 5 ans (cf. schéma ci-dessous),
les pivots ?
Bien sûr le blé pour les cultures
d’hiver et pour les 30% de cultures de printemps dans la sole, le tournesol,
plus rare.
2ème
constat : l’exploitation est plus dans l’adaptation que dans le dogme, du
matériel diversifié pour s’adapter aux conditions pédoclimatiques et aux précédents
culturaux. Du SD au labour, de la herse étrille aux micro-doses d’herbicide, on
ne s’interdit rien.
Traction : 1,6 cv/ha calcul hors automoteur et récolte
(3 tracteurs – tracteur de tête 170cv)
Consommation GNR : 66
L/ha SAU
Avec
une politique d’achat de matériel basée sur la copropriété et l’occasion,
l’exploitation du secteur de Verny a des coûts de mécanisation inferieurs à la
moyenne.
La suite de la
matinée a été consacrée à des points plus techniques et plus pointus. Tournesol
et soja ont été passés aux cribles :
- Préparation des sols,
décompacteur, rotative, cultivateur avec ou sans…
- Variétés et
Itinéraire technique, apport d’éléments fertilisants au semis (toujours avec un
témoin non fertilisé)
- Semoir de précision
ou semoir en ligne, écartement 17.5 ou 35 cm…
- Structure du sol en
fonction de la préparation, avec la méthode du mini profil réalisé grâce au
télescopique et ses fourches palettes…
La matinée qui a
débuté à 9h45, a vu les derniers participants quitter le site après 13 heures,
un signe de réussite pour cette « porte ouverte ».
A re refaire
Bonne Seille
Claude RETTEL – CDA 57


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