Encore compliqué de réussir ses couverts
Malgré les efforts déployés par les agriculteurs du bassin versant pour avoir des couverts dignes de ce nom, début septembre il faut toujours attendre.
La faute à qui donc ? La faute, comme souvent en agronomie, à la météo, et plus particulièrement celle de juillet et d’août.
Pourtant, tout avait bien commencé, la moisson 2020 était précoce et convenait au semis de couvert précoce. Mais comment lever régulièrement et faire de la biomasse quand l’eau est rare et la chaleur intense ?
Pour
l’illustrer dans le secteur de Verny :
En juillet : Il a plu 8.2mm soit 13% de la normale. On a cumulé sur le mois 15 degrés de plus que la normale avec un maxi de 37.3° le 31/07.
En août : Il a plus 35 mm soit 52% de la normale. On a cumulé sur le mois 155 degrés de plus que la moyenne avec 5 jours au-dessus de 35°C.
Chaud
et aride ! Conséquences (Cf. photo) pour des semis du 29/06 avec une
centaine de graines/m² en mélangeant sorgho – tournesol - avoine - vesce pour
faire un couvert « biomasse », nous observons au 01/09 moins de 200 g/m²
de matière verte et une vingtaine de plantes au m². Même si les conditions
météo s’inversent, il sera difficile d’atteindre les 1.5 t de MS.
1, 5 t c’est la moyenne des rendements observés dans les intercultures courtes.
On ne baisse pas les bras, mais l’expérience des 3 dernières années nous fait dire qu’il faut limiter les investissements en semences et en coût de mécanisation, pour limiter les pertes dû aux changements climatiques.
Bonne Seille
Claude RETTEL – CDA 57
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