Vous trouverez principalement dans ces pages des témoignages d'agriculteurs et parfois, aussi, ceux de leurs conseillers, impliqués comme eux dans des actions de préservation de la ressource en eau du bassin versant de la rivière Seille. Les pratiques évoluent. Notre objectif est de montrer les choix judicieux et les bons gestes accomplis dans les activités quotidiennes par ces hommes et femmes. Les élus locaux, comme les simples citoyens seront également associés à cette démarche. Il s'agit de relever un défi collectif : celui de diminuer concrètement et durablement l'impact sur l'environnement.

vendredi 7 juin 2024

ATELIER TERRITOIRE 2050 : N'oubliez pas de vous inscrire !!!

La startup MAELAB (en collaboration avec l'ADEME) organise dans le cadre de la réflexion sur le bassin de la Seille neutre en carbone pour 2050 un atelier qui se tiendra le mercredi 19 juin prochain à la salle communale d’Amélécourt.

 

Au programme :

9h30 : Accueil et café

10h : Démarrage de l’atelier

12h30 : Pause repas

14h : Reprise de l’atelier

17h : Fin de l’atelier

 

Merci de bien vouloir indiquer votre participation au repas de midi : https://framadate.org/Mreakk4j9kVqHUb7

 

Pour rappel, cet atelier est organisé dans le cadre du projet « Territoires 2050 », où les scénarios nationaux ADEME « Transition(s) 2050 » pour une France neutre en carbone, doivent être déclinés dans des territoires contrastés. Nous nous intéresserons principalement aux aspects : production alimentaire, production énergétique et ressource en eau. Ce projet a une durée de 18 mois et a démarré en janvier 2024.

Pour cela nous voulons décliner les scénarios ADEME localement via un atelier de réflexion et de conception avec des acteurs locaux qui devront se projeter à 2050. Ensuite nous ferons des simulations de la situation actuelle, ainsi que des scénarios déclinés avec notre outil de calcul, qui peut évaluer de nombreux indicateurs comme les émissions de GES, le stockage de C, les rendements…

 

N'hésitez pas à contacter floriane.colas@maelab.fr pour de plus amples informations.

 

 

 

vendredi 8 septembre 2023

TROPHEES DE L'EAU 2023 : VOTEZ POUR LE LYCEE AGRICOLE DE CHATEAU-SALINS

 

Un petit clic sous la photo des élèves à cette adresse :https://www.eau-rhin-meuse.fr/trophees-2023-plateforme-de-votes

A vos votes !
 

 

jeudi 6 juillet 2023

mardi 21 mars 2023

Bien repérer le stade épi 1 cm !

L'apport au stade épi 1 cm intervient en début montaison des céréales, c’est-à-dire au moment de la reprise de croissance de la culture et donc lorsque les besoins en azote sont forts. Plusieurs facteurs peuvent jouer sur son efficacité.

Blé tendre : apporter l'azote à la reprise de végétation | ARVALIS

Xavier PIQUARD - CDA 57

jeudi 16 février 2023

jeudi 1 décembre 2022

vendredi 4 novembre 2022

jeudi 6 octobre 2022

Phytosanitaire : avoir un plan d’action pour réduire l’utilisation des phytosanitaires et être en conformité

Que nous soyons sur le bassin versant de la Seille ou pas, il faut dans un délai d’un an avoir un Conseil Stratégique Phytosanitaire (CSP), diagnostic et conseil

Ce CSP a pour objectif de faire baisser l’utilisation des phytosanitaires en appliquant sur l’exploitation des solutions concrètes avec des objectifs précis dans un temps donné.

Comme à l’accoutumé avec de nouvelles réglementations, « faisons de mauvaise fortune bon cœur »! Et profitons de cette obligation pour dépenser moins, pour protéger sa santé et pour limiter notre impact sur le milieu et sur la Seille bien évidement.





Contacts :

- à la CDA54 : agronomie-environnement@meurthe-et-moselle.chambagri.fr

- à la CDA57 : johanna.zaffagni@moselle.chambagri.fr

Bonne Seille

Claude RETTEL  - CDA 57

mardi 13 septembre 2022

Pas de semis sans faux semis : choisir son outil

Le faux semis, est un levier essentiel dans la gestion du désherbage. Arvalis - Institut du végétal nous livre quelques règles à savoir pour garantir une meilleure réussite : https://urlz.fr/j0Nq

Xavier PIQUARD - CDA 57

jeudi 8 septembre 2022

Le tournesol un éternel plan B ?

On peut avoir vraiment l’impression que la culture du tournesol ait du mal à s’imposer « sur les bords de la Seille ».

En effet sur notre bassin versant, sa place dans l’assolement des terres labourables fluctue depuis 5 ans entre 3 et 9% de la surface. Quand on met ces chiffres en face de ceux du colza hiver, on s’aperçoit du phénomène de vase communicant entre les 2 cultures. Les dernières années plutôt défavorables au colza ont été une aubaine pour notre culture de tournesol.

Même si désormais chez de nombreux agriculteurs, il fait partie maintenant de leur paysage. Ils ont bien compris tous les intérêts de cette culture. Comme le résume, si bien Terres Inovia dans la page tournesol de son site :

« Une graine de tournesol donne environ 40 % d’huile et 60 % de tourteaux. Semé en avril et récolté au début de l’automne. Grâce à ses bonnes capacités d’adaptation et à sa nature peu exigeante, le tournesol ne nécessite que peu d’eau, d’engrais ou de traitements. Son système racinaire puissant lui permet de puiser profondément dans le sol les éléments dont il a besoin. Ses racines permettent en outre un bon drainage du sol. Le tournesol est une plante mellifère pour les insectes pollinisateurs, notamment aux abeilles. Un choix variétal adapté et une implantation soignée sont nécessaires pour bien réussir la culture. »

Les résultats sur notre zone en 2022 laissent espérer un rendement moyen de 21.6 quintaux par hectare. Avec quelques parcelles sous les 16 quintaux suite, notamment, à un épisode de grêle. On serait presque à dire que c’est satisfaisant. Surtout si nous tenons compte, qu’entre le semis et la maturité (du 10/04 au 15/08), on cumule en précipitations sur Metz 105 mm ! Alors que la moyenne est de 310 mm.

En plus la conjoncture 2022 est favorable aux oléagineux. Le prix 07/09/2022 du tournesol est de 705 euros de la tonne au en prix ferme. La marge brute à l’hectare devrait dépasser largement les 1000 euros de l’hectare.

C’est une culture qui va forcément s’imposer avec le climat actuel, au détriment du colza qui connait les difficultés que l’on sait à l’implantation (c’est encore vrai hélas, pour les semis de cette saison).

Bonne Seille

 Claude RETTEL - CDA 57

jeudi 4 août 2022

Faut-il semer des couverts en interculture ?

Si on écarte d’emblée les contraintes réglementaires liées à la Zone Vulnérable et à la PAC, et, si nous restons uniquement sur les aspects agronomiques et économiques la réponse est :

Non, pas en ce moment, et pour le décrire des expressions  fleurissent : « on ne met pas une graine dans un four », « pas semis sans 20 mm de précipitations », « ça ne va pas améliorer notre bilan carbone de sortir un tracteur dans ces conditions ! », «  travailler le sol en ce moment, c’est souffler sur des braises », « quand ce sera propice, j’irai me concentrer sur l’implantation de mes colzas »…

 

 

Oui si les conditions pour faire lever les graines sont de retours avant la fin septembre. 

Il faut récupérer l’azote derrière les céréales d’hiver et de printemps. Après ces cultures, les reliquats azotés, contenu des rendements sous la moyenne, risquent d’être au-dessus de la norme. Au prix de l’azote, ce serait dommage de le laisser se réorganiser dans le sol, ou pire le voir partir dans la Seille. Mais les autres avantages ne sont pas négligeables et il est bon de les rappeler :

  • structuration et protection des sols,
  • action positive sur la fertilité,
  • des bénéfices dans la lutte contre les adventices
  • la constitution de fourrage,
  • la protection de la biodiversité (développement et choix des espèces) sont d’autres atouts proposés par les couverts.

RAPPEL : Date d’implantation des couverts :

Pour les surfaces d’intérêt écologique (SIE de la PAC) avant le 20/08 pour une destruction après le 15/10

Pour les CIPAN en Zone vulnérable, ils doivent être implantés au plus tard le 01/09 et être détruits 2 mois après l’implantation (au plus tôt le 15/10).

Au 03/08, pas de dérogations en vue... 

Bon courage et bonne Seille

RETTEL Claude - CDA 57

vendredi 3 juin 2022

 Aujourd’hui on se fait la caisse de résonnance d’un article publié par Interbev  (l’interprofession de du bétail et de la viande). Pour rappeler quelques vérités sur l’élevage à l’herbe dont l’impact qu’il exerce sur son milieu.

Les prairies comme filtres naturels

Le rôle de filtre des prairies permanentes et des haies

Les prairies sont essentielles à l’équilibre écologique des territoires. L’herbe, présente toute l’année sur le sol ainsi que les haies, limitent l’érosion et filtrent les eaux qui pourraient être polluées.

La qualité de l'eau est bonne, voire très bonne dans la plupart des régions d'élevage  herbivores, notamment celles où la prairie est très présente.

Les  prairies ont un rôle protecteur de la ressource en eau.

En effet, ces prairies sont peu fertilisées et peu ou pas traitées. Leurs sols riches en matière organique et leur couvert prairial permanent ainsi que les haies permettent de limiter les pertes de nitrates et l’entraînement des molécules par ruissellement de surface et par érosion. Ce rôle protecteur de la prairie vis-à-vis de la ressource en eau est reconnu au niveau européen.

 

L’élevage herbivore est globalement peu intensif.

Les déjections animales, bien gérées et bien valorisées, constituent une richesse fertilisante. Elles  assurent une grande partie des besoins en azote des cultures fourragères et une grande partie des besoins en phosphore et en potasse.

Avec en France 14,7 Mha de surfaces fourragères dont 9,9 Mha de surfaces toujours en herbe, qui plus est dans des zones particulièrement arrosées, les éleveurs sont “gestionnaires” de 40 % de la ressource annuelle en eau en France.

C’est aussi le cas dans le bassin versant de la Seille.

Bonne Seille

Claude RETTEL - CDA57

mardi 3 mai 2022

A vos agendas




vendredi 22 avril 2022

jeudi 21 avril 2022

Météo d’avril : des débuts tonitruants

Source : Météociel Seille Aval Metz

Au niveau température, en une semaine entre le 04/04 et le 11/04, on passe de l’hiver à l’été. On relève à Metz en minima -4.4°C (sous abri) et en maxima 17.7 °C, soit une amplitude thermique de quasi 23°C. Le matin du 04/04, on a mesuré dans l’amont du bassin versant, jusque à – 8°C. Aujourd’hui, on peut dire « plus de peur que de mal », mais on a craint, surtout pour les colzas. Les symptômes se voient encore plus d’une semaine après l’épisode, tiges tordues, souvent fendues verticalement, parfois éclatées (mais plus rare). Depuis et grâce à l’extrême douceur des après-midi, le colza a repris sa course. Les orges de printemps ont bien tenu le choc, et sur les cultures d’hiver, pas de gel d’épis observé pour le moment.

Mais c’est surtout l’abondance de la pluviométrie qui nous pose questions. Il est tombé en 48 heures, plus ou moins selon les secteurs, l’équivalent  d’un mois de pluviométrie, avec son cortège de vallées inondées, de ravines, d’érosion, de battances et de tassements de sol.

Et quid de l’azote, les analyses d’eau de la Seille nous le dirons, mais vu les quantités d’eau, nous n’avons pas pu éviter l’entrainement d’une « partie » de l’azote disponible par lessivage ou ruissellement.

Aurions-nous pu l’éviter ? Difficilement pour le colza et l’orge d’hiver, puisque la dose totale est déjà apportée. En partie pour le blé et l’orge de printemps puisque le fractionnement de la dose est encore possible.  Pour l’orge de printemps, il est recommandé d’apporter une fraction (au minimum 40 uN) entre 3 feuilles et début tallage. Quant aux blés, au stade un nœud, ils sont suffisamment alimentés avec 80 uN ; ce qui permet de conserver une bonne fraction pour la fin avril début mai. Les mesures réalisées avec la méthode INN sur les parcelles de références dans le bassin versant, confirment une nouvelle fois cet état de fait.

En espérant que la majorité d’entre vous n’ait pas soldé les apports d’azote avant ce mini déluge, on vous souhait une bonne Seille.

Claude Rettel – CDA 57

lundi 28 mars 2022

Fertilisation azotée, êtes-vous à jour ?

Pour chasser les idées reçues sur la fertilisation azotée des céréales à paille, ARVALIS - Institut du végétal vous propose une série de 10 fiches argumentées : "les Vrai/faux de la fertilisation".

C'est parti ! => https://urlz.fr/hPlz

Xavier PIQUARD - CDA 57