Vous trouverez principalement dans ces pages des témoignages d'agriculteurs et parfois, aussi, ceux de leurs conseillers, impliqués comme eux dans des actions de préservation de la ressource en eau du bassin versant de la rivière Seille. Les pratiques évoluent. Notre objectif est de montrer les choix judicieux et les bons gestes accomplis dans les activités quotidiennes par ces hommes et femmes. Les élus locaux, comme les simples citoyens seront également associés à cette démarche. Il s'agit de relever un défi collectif : celui de diminuer concrètement et durablement l'impact sur l'environnement.

lundi 16 octobre 2017



Retour sur la journée technique du 5 octobre :
Échanges autour de la fertilité des sols et des couverts végétaux

C’est une trentaine d’agriculteurs qui se sont déplacés ce jeudi, pour échanger autour des sols et des couverts végétaux sur la plateforme d’interculture située à Raucourt (54).
Une première partie, animée par Arnaud BOUROT (Conseiller agro-environnement CDA54), présentant le stockage de carbone et les teneurs d’azote dans les couverts, d’après les études réalisées,  suivi d’une explication de la valeur Carbone/Azote conditionnant la restitution de l’azote par les couverts, pour finir sur une évaluation de la gestion de l’azote pour la culture suivante,  fut très appréciée.
Puis, les agriculteurs ont pu découvrir les 13 modalités de cette plateforme, (présentées ci-dessous). Au travers de cette visite, de nombreuses interrogations notamment sur les modes de destructions, les valeurs alimentaires, comment construire son mélange, le travail du sol, la réglementation, ont pu être abordées et discutées. 


















En fin de journée,  il a été réalisé 2 profils « Pépone ». Il s’agit d’une façon simple et pratique, à l’aide d’un chariot élévateur, d’étudier le profil d’un sol. Sophie MAILLANT, pédologue à la Chambre régional du Grand Est, a décrit ce profil et nous a intéressés à la vie du sol notamment avec une explication du travail des vers de terre.
Une après-midi très enrichissante, et une plateforme qui valait le coup d’œil !
Des pesées et des analyses sont effectuées le 15 septembre et le 15 octobre sur la plateforme ainsi que l’expérimentation de différents modes de destruction. Les résultats vous seront communiqués ultérieurement ! 

Mélanie JEANNOT - CDA 54

mercredi 27 septembre 2017



La luzerne : un regain d’intérêt

La luzerne réapparaît dans les assolements lorrains. Les agriculteurs « Bio » considèrent déjà la luzerne comme pilier de leurs rotations. 

Quelles sont les motivations des agriculteurs « conventionnels » ?

  • En premier lieu la luzerne est un fourrage dont la production peut atteindre 12 à 14 tonnes /ha de matière sèche en 4 coupes, en laissant fleurir la plante lors de la troisième coupe : elle représente une sécurité d’approvisionnement et permet une autonomie des élevages vis-à-vis des protéines,
  • C’est une légumineuse, exploitée de 3 à 5 ans sur la même parcelle qui ne nécessite aucune fertilisation azoté,
  • Elle couvre le sol toute l’année, limite ainsi l’érosion des sols,
  • Elle reçoit peu ou pas de produits phytosanitaires, limite les IFT,
  • Elle est un symbole de la biodiversité, en fleurissant de mai à septembre, favorisant papillons, abeilles et autres compagnons,
  • C’est une plante robuste, résistante aux aléas climatiques,
  • Elle rentre dans les SIE, représente une surface équivalente de 0.7 à la condition de ne recevoir à partir de 2018 aucun produit phytosanitaire.
Les contraintes agronomiques :

  • La luzerne ne supporte pas les sols hydromorphes et compactés
  • Le pH de la parcelle doit être supérieur à 6.5 et peut imposer d’innoculer les semences,
  • C’est une plante classée selon le COMIFER comme moyennement exigeante en phosphore mais très exigeante en potasse.
  • Attention aux sols drainés où les racines de la luzerne peuvent entraîner des bouchons dans les réseaux de drainage
  • La  récolte constitue un point sensible : les pertes de feuilles, la difficulté de séchage semblent  avoir été résolues par l’emploi de faucheuses conditionneuses et la pratique de l’enrubannage
Cette année, 3 agriculteurs ont implanté de la luzerne selon 3 modes différents. Ainsi :

Olivier Risse de Delme a semé de la luzerne en mars sous couvert d’orge de printemps  en diminuant la dose de semis de l’orge de printemps (250 grains/m²), et utilisant un désherbage adapté aux 2 cultures. Le résultat : un rendement de 60 q d’orge de printemps et une culture de luzerne bien implantée avec une une fauche d’entretien en octobre.

Pierre Canteneur d’Haboudange a implanté sa luzerne début juillet, avant un passage pluvieux conséquent, sitôt la récolte de l’escourgeon effectuée, suite à un travail minimum superficiel et un passage rouleau : une luzerne bien implantée, une fauche d’entretien permettra d’éliminer des repousses indésirables. 

Xavier Lerond de Malaucourt a choisi d’implanter sa culture comme du colza le 25 août :  les contraintes sont identiques à celles du colza, un épisode sec, des pluies insuffisantes pour humecter la graine, mais malgré tout une levée satisfaisante de luzerne malgré une levée de vulpins qu’il faudra maîtriser.

La luzerne apparaît comme une plante bien adaptée aux exigences agronomiques, environnementales du moment.

Jean-François MERY - CDA 57

mercredi 6 septembre 2017



Grosses altises et charançons du bourgeon terminal : des ravageurs du colza à l’automne  à surveiller ! 


Les larves du charançon du bourgeon terminal sont avec celles de la grosse altise parmi les plus préjudiciables au colza.  C’est à l’automne, contre le charançon adulte qu’il convient d’intervenir pour limiter le risque.

Source : Terres Inovia
Source : Terres Inovia

Source : Terres Inovia
 

Comment gérer ces ravageurs à l’automne ? 




















Source : Terres Inovia
Pensez  à observer régulièrement vos cuvettes jaunes !


·      - Comment l’installer (voir schéma ci-contre)

·      - Y mettre de l’eau additionnée de quelques gouttes de produits vaisselle

·      - Observer et nettoyer régulièrement 



Mélanie JEANNOT - CDA 54