Vous trouverez principalement dans ces pages des témoignages d'agriculteurs et parfois, aussi, ceux de leurs conseillers, impliqués comme eux dans des actions de préservation de la ressource en eau du bassin versant de la rivière Seille. Les pratiques évoluent. Notre objectif est de montrer les choix judicieux et les bons gestes accomplis dans les activités quotidiennes par ces hommes et femmes. Les élus locaux, comme les simples citoyens seront également associés à cette démarche. Il s'agit de relever un défi collectif : celui de diminuer concrètement et durablement l'impact sur l'environnement.

mercredi 14 janvier 2015



2014, l'année la plus chaude...de ces 30 dernières années

La température moyenne sur l’année 2014 se situe à 11.6°C à la station météo de Létricourt alors que la température moyenne de 1981 à 2014 se situe à 10.5°C.

La situation :

- Pour des céréales semées fin septembre, cela représente un cumul de températures du 1er octobre au 31 décembre supérieur à 750°C. Il en ressort une forte biomasse et une production de tiges laissant présager une forte population épis

- Pour les colzas, le cumul des températures depuis le 25 août au 31 décembre s’élève  à 1360°C, d’où une forte biomasse qui en moyenne se situe à 2kg de matière verte/m², variant de 0.5 à + 4 kg/m².

Les conséquences :

- Pour les céréales, la vernalisation (besoins en températures basses, de 3 à 7°C pour faire passer une plante d’un stade végétatif à un stade floral) avait débuté.
Lié à la vernalisation, l’endurcissement des céréales ou la faculté à résister à des températures froides ne s’est opéré qu’à la faveur de la froidure hivernale de fin décembre et début janvier. A ce jour, la vernalisation, différente selon les variétés, a eu lieu et selon Yves MESSMER d’ARVALIS – Institut du végétal, les besoins en températures basses des plantes sont satisfaits. L’endurcissement est aussi terminé. Les céréales, quelle que soit la variété, n’ont pu alors la même résistance au froid : des gelées inférieures à -10°C en absence de couvertures neigeuses peuvent alors provoquer des dégâts.
Pas de stress inutile, le point positif, c’est une forte biomasse porteuse d’un grand nombre de tiges donc sans accident climatique un grand nombre d’épis/m² !

- Pour les colzas, des pesées réalisées avant la reprise de végétation, associées à des pesées d’automne permettront d’évaluer l’azote utilisé et d’établir la juste dose d’engrais azoté.

A suivre…

MERY Jean-François - CDA 57

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