Vous trouverez principalement dans ces pages des témoignages d'agriculteurs et parfois, aussi, ceux de leurs conseillers, impliqués comme eux dans des actions de préservation de la ressource en eau du bassin versant de la rivière Seille. Les pratiques évoluent. Notre objectif est de montrer les choix judicieux et les bons gestes accomplis dans les activités quotidiennes par ces hommes et femmes. Les élus locaux, comme les simples citoyens seront également associés à cette démarche. Il s'agit de relever un défi collectif : celui de diminuer concrètement et durablement l'impact sur l'environnement.

jeudi 26 février 2015



Des pertes importantes de biomasse des colzas

Si l’hiver n’a pas été très rigoureux, il a entraîné, malgré tout une réduction des biomasses des colzas. 
Ainsi, selon les pesées réalisées dans le bassin de captage d’Haraucourt sur Seille, Juvelize ainsi que que dans plusieurs parcelles de références, il en résulte :
 
 Mini = parcelle semée le 12 septembre, le colza a poursuivi sa croissance, n’a pas perdu de feuilles et s’est développé.
Maxi = parcelle à 7 kg/m² en biomasse en novembre, 9 sur 25 pieds ont disparu en raison du gel, la perte de biomasse est de 4.5kg/m². La perte de pieds n’est peut-être pas définitive

Dans le cadre d’un colza associé à une féverole, les pesées donnent le résultat suivant :
 L’hiver a entraîné peu de perte de population, exception faite de la parcelle à 7 kg/m² de biomasse dans laquelle le gel a détruit 36% des pieds. Globalement, les colzas d’éleveur ou recevant régulièrement des effluents d’élevage ont perdu 50% de leur biomasse contre le tiers pour les colzas de céréaliers.
Sur l’ensemble des pesées, 1 seule, semée le 12 septembre, n’a pas perdu de population et a poursuivi sa croissance.

Pour le colza associé à une féverole, la biomasse et le peuplement sont plus faibles que le colza voisin conduit sans association de culture.
Quelles sont les conséquences de cette variation de biomasse ? Si l’on utilise la nouvelle réglette CETIOM, la réglette prend en compte cet ajustement de biomasse mais le premier curseur d’ajustement reste le rendement retenu, suivi de la fréquence de retour des épandages de matière organique .

Ainsi, à titre d’exemple, pour un rendement potentiel de 35 q ,en argilo-calcaire moyennement profond, la juste dose sera : 
 











En limon argileux profond
 








Jean-François MERY – CDA57

Aucun commentaire: