Des
pertes importantes de biomasse des colzas
Si
l’hiver n’a pas été très rigoureux, il a entraîné, malgré tout une réduction
des biomasses des colzas.
Ainsi, selon les pesées réalisées dans le bassin de
captage d’Haraucourt sur Seille, Juvelize ainsi que que dans plusieurs
parcelles de références, il en résulte :
Mini
= parcelle semée le 12 septembre, le colza a poursuivi sa croissance, n’a pas
perdu de feuilles et s’est développé.
Maxi
= parcelle à 7 kg/m² en biomasse en novembre, 9 sur 25 pieds ont disparu en
raison du gel, la perte de biomasse est de 4.5kg/m². La perte de pieds n’est
peut-être pas définitive
Dans
le cadre d’un colza associé à une féverole, les pesées donnent le résultat
suivant :
L’hiver a entraîné peu de perte de population,
exception faite de la parcelle à 7 kg/m² de biomasse dans laquelle le gel a
détruit 36% des pieds. Globalement, les colzas d’éleveur ou recevant
régulièrement des effluents d’élevage ont perdu 50% de leur biomasse contre le
tiers pour les colzas de céréaliers.
Sur
l’ensemble des pesées, 1 seule, semée le 12 septembre, n’a pas perdu de
population et a poursuivi sa croissance.
Pour
le colza associé à une féverole, la biomasse et le peuplement sont plus faibles
que le colza voisin conduit sans association de culture.
Quelles
sont les conséquences de cette variation de biomasse ? Si l’on utilise la
nouvelle réglette CETIOM, la réglette prend en compte cet ajustement de
biomasse mais le premier curseur d’ajustement reste le rendement retenu, suivi
de la fréquence de retour des épandages de matière organique .
Ainsi,
à titre d’exemple, pour un rendement potentiel de 35 q ,en argilo-calcaire
moyennement profond, la juste dose sera :
En
limon argileux profond
Jean-François
MERY – CDA57




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