Vous trouverez principalement dans ces pages des témoignages d'agriculteurs et parfois, aussi, ceux de leurs conseillers, impliqués comme eux dans des actions de préservation de la ressource en eau du bassin versant de la rivière Seille. Les pratiques évoluent. Notre objectif est de montrer les choix judicieux et les bons gestes accomplis dans les activités quotidiennes par ces hommes et femmes. Les élus locaux, comme les simples citoyens seront également associés à cette démarche. Il s'agit de relever un défi collectif : celui de diminuer concrètement et durablement l'impact sur l'environnement.

vendredi 26 février 2016

Un fort développement de toutes les cultures en cette fin d’hiver


L’hiver doux a favorisé le développement de l’ensemble des cultures implantées cet automne. Ainsi, il n’est pas rare de trouver des colzas entre les C1 et D2, des orges d’hiver fin tallage à début redressement, des blés entre fin tallage et épi 0,5cm, des pois d’hiver entre 8 et 9 paires de feuilles.
Pois 8/9 paires de feuilles, le 8 février sur le secteur DIeuze - Vic sur Seille
Dans ces conditions, quid de la fertilisation et des désherbages de fin d’hiver ?
Les colzas d’hiver
Pour les colzas, les pesées réalisées laissent apparaître diverses situations et mettent en évidence l’utilité de la réglette pour calculer la fumure azotée appropriée. Cette fumure sera fractionnée selon le développement végétatif, la dose calculée, le choix des engrais azotés et soufrés et la portance des sols.
A ce jour, il est difficile d’émettre un jugement définitif quant à l’efficacité d’herbicides à base de propyzamide associé ou non à de l’aminopyralid
Les orges d’hiver
Les agriculteurs ont souvent réalisé un premier apport d’azote. Denses mais en avance, les orges couvrent le sol et montraient début février, des faims en azote. Les désherbages de rattrapage visant le vulpin sont à envisager dans certaines parcelles et s’avèrent être une intervention prioritaire mais souvent limitée quant à son efficacité .
Les blés d’hiver
Ils n’ont jamais été aussi denses. Des choix d’itinéraires s’imposent. Yves Messmer d’ARVALIS l’a ainsi résumé : « des risques de verse supérieurs à des risques de carence précoce en azote ».
1- Une parcelle propre : le désherbage vis-à-vis des graminées est prioritaire par rapport à toute autre intervention, il est inutile de fertiliser des vulpins. Les sulfonylurées présentent de bonnes efficacités sur des sols légèrement humides, avec une hygrométrie supérieure à 60% et une faible amplitude thermique.
2- Les doubles densités commencent à décolorer mais il n’est pas nécessaire d’alimenter tous les talles excédentaires qui pénaliseront la culture durant la montaison : la recherche de lumière, la compétition entre les plantes, la disponibilité en azote conduiront à une fragilisation des tiges et à un risque de verse très élevé : attendre le stade B ou l’arrêt total du tallage(stade dépendant de la longueur du jour) pour amener le premier apport d’azote.
Jean-François MERY - CA 57

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