L’hiver doux a favorisé le
développement de l’ensemble des cultures implantées cet automne. Ainsi, il
n’est pas rare de trouver des colzas entre les C1 et D2, des orges
d’hiver fin tallage à début redressement, des blés entre fin
tallage et épi 0,5cm, des pois d’hiver entre 8 et 9 paires de feuilles.
Dans ces conditions, quid de la
fertilisation et des désherbages de fin d’hiver ?
Les colzas d’hiver
Pour les colzas, les pesées
réalisées laissent apparaître diverses situations et mettent en évidence
l’utilité de la réglette pour calculer la fumure azotée appropriée. Cette
fumure sera fractionnée selon le développement végétatif, la dose calculée, le
choix des engrais azotés et soufrés et la portance des sols.
A ce jour, il est difficile
d’émettre un jugement définitif quant à l’efficacité d’herbicides à base de
propyzamide associé ou non à de l’aminopyralid
Les orges d’hiver
Les agriculteurs ont souvent
réalisé un premier apport d’azote. Denses mais en avance, les orges couvrent le
sol et montraient début février, des faims en azote. Les désherbages de
rattrapage visant le vulpin sont à envisager dans certaines parcelles et
s’avèrent être une intervention prioritaire mais souvent limitée quant à son
efficacité .
Les blés d’hiver
Ils n’ont jamais été aussi denses.
Des choix d’itinéraires s’imposent. Yves Messmer d’ARVALIS l’a ainsi
résumé : « des risques de verse supérieurs à des risques de carence
précoce en azote ».
1- Une parcelle propre : le
désherbage vis-à-vis des graminées est prioritaire par rapport à toute autre
intervention, il est inutile de fertiliser des vulpins. Les sulfonylurées
présentent de bonnes efficacités sur des sols légèrement humides, avec une hygrométrie
supérieure à 60% et une faible amplitude thermique.
2- Les doubles densités
commencent à décolorer mais il n’est pas nécessaire d’alimenter tous les talles
excédentaires qui pénaliseront la culture durant la montaison : la
recherche de lumière, la compétition entre les plantes, la disponibilité en
azote conduiront à une fragilisation des tiges et à un risque de verse très
élevé : attendre le stade B ou l’arrêt total du tallage(stade dépendant de
la longueur du jour) pour amener le premier apport d’azote.
Jean-François MERY - CA 57

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