Vous trouverez principalement dans ces pages des témoignages d'agriculteurs et parfois, aussi, ceux de leurs conseillers, impliqués comme eux dans des actions de préservation de la ressource en eau du bassin versant de la rivière Seille. Les pratiques évoluent. Notre objectif est de montrer les choix judicieux et les bons gestes accomplis dans les activités quotidiennes par ces hommes et femmes. Les élus locaux, comme les simples citoyens seront également associés à cette démarche. Il s'agit de relever un défi collectif : celui de diminuer concrètement et durablement l'impact sur l'environnement.

lundi 13 février 2017

Actualités réglementaires Directive Nitrates

Toutes les parcelles situées en zone vulnérable doivent avoir un plan prévisionnel de fumure azotée pour le 15 février.

Cela concerne les anciennes zones vulnérables mais aussi les communes classées en 2015.
Le plan de fumure est à établir pour chaque parcelle selon la méthode définie dans l’arrêté régional du 8 octobre 2015, il doit comprendre les éléments suivants :
- Les caractéristiques de chaque îlot : identification, surface de l’îlot, type de sol, culture, date d’ouverture du bilan ou azote déjà absorbé)
- L’objectif de rendement (soit calculé ou extrait de l’arrêté)
- Le pourcentage de légumineuses pour les associations graminées/légumineuses
- La quantité d’azote (efficace et total) à apporter pour chaque type de fertilisant (minéral et organique)
La Chambre d’Agriculture peut vous aider à réaliser ce Plan prévisionnel de Fumure azotée (PPF) à l’aide du logiciel « Mes P@rcelles ».

Un cahier d’enregistrement des pratiques doit également être tenu à jour reprenant :   - Les caractéristiques de chaque îlot (cf. PPF)
- Les modalités de gestion des CIPAN ou repousses : espèces, date d’implantation et de destruction, apports de fertilisants azotés)
- La culture principale avec : le rendement réalisé, les apports d’azote effectués (date, surface concernée, nature du fertilisant, teneur en azote de l’apport, quantité d’azote totale), date de récolte

Le PPF et le cahier doivent être cohérents : la dose d’azote apportée sur la culture et renseignée dans le cahier d’enregistrement doit être inférieure ou égale à celle figurant dans le PPF, sauf justificatif par un outil d’aide à la décision.

Une analyse de sol annuelle est obligatoire dès lors que vous exploitez plus de 3 ha en zone vulnérable (sauf si ce sont exclusivement des prairies permanentes.
L’analyse obligatoire n’est à faire que sur un îlot et doit concerner l’une des trois cultures principales exploitées en zone vulnérable ; il s’agit d’un reliquat azoté sortie hiver ou un taux de matière organique ; les résultats doivent figurer sur le PPF.

Mélanie JEANNOT – CDA 54


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