Des céréales en difficulté
Dans
certaines parcelles, les céréales d’automne régressent : fin février, les
populations se situaient entre 120 et 200 pieds/m². Au 27 mars, les peuplements
diminuent encore et se retrouvent dans des zones de parcelles en dessous des seuils
de maintien de la culture.
- La préparation des sols qui a produit des sols creux, insuffisamment rappuyés. Les sols n’ont pas pu évoluer en l’absence d’alternance de périodes sèches et humides en fin d’été. La sécheresse a caché la misère mais les semences n’ont pas pu être bien positionnées : un mauvais contact sol-graine, peu aidé par une faible pluviométrie a entraîné des pertes de levée conséquentes.
- Une levée tardive, un hiver froid : une levée peu dynamique, des céréales à des stades peu avancés à l’entrée et sortie de l’hiver
- Des levées irrégulières liées à la qualité des semences (taux de germination faible en raison de la mauvaise qualité des céréales récoltées)
- Les limaces travaillent depuis l’automne et profitent des sols creux pour se déplacer
- Des larves de mouches grises
- L’absence de matière organique
- Le faible enracinement des cultures qui ne peuvent utiliser les éléments fertilisants à leur disposition
- La présence de mosaïques (foyers jaunes dans les parcelles) dans les sols argilo-calcaires qui affaiblissent les escourgeons et rendent les plantes chétives : selon ARVALIS, ETINCEL, KWS GLACIER figurent parmi les variétés les plus sensibles, KWS MERIDIAN se comporte correctement tandis que JOKER et OTTO sont données comme résistantes
- Les phytotoxicités produites par les désherbages d’automne. Certes, ils se révèlent efficaces mais fonctionnent encore actuellement. Des vulpins encore présents fin février régressent, des dicotylédones nouvellement apparues blanchissent sous l’effet des herbicides
Le
diagnostic est délicat, étant donné l’hétérogénéité des parcelles, et la difficulté à déterminer quand ces
parcelles finiront de régresser. Plus le diagnostic est tardif, plus le
potentiel de la culture diminue et le choix d’un éventuel d’une culture de
remplacement limité.
Jean-François
MERY – CDA 57

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire