Les
Vrai/Faux de la fertilisation
Pour
chasser les idées reçues sur la fertilisation azotée des céréales à paille,
ARVALIS – Institut du végétal vous propose : « les Vrai/Faux de la
fertilisation ».
Non, l’azote ne fait pas taller !
Le
rythme d’émission des talles dépend essentiellement de la date de semis et non
pas de la ressource azotée. L’azote apporté au tallage entretient des talles secondaires
qui ne contribuent pas au rendement et favorisent la verse.
Non, une unité de soufre ne se substitue pas à une unité d’azote !
Même
si le soufre a une cinétique d’absorption analogue à celle de l’azote, le
raisonnement de la fertilisation soufrée des céréales est indépendant de celui
des apports azotés.
Oui, l’ammonitrate est la forme la plus efficace
L’urée,
la solution azotée et l’ammonitrate n’ont pas les mêmes efficacités. Des essais
ARVALIS – Institut du végétal ont comparé les écarts de rendement et de teneur
en protéines entre ces différentes formes d’engrais à même dose totale.
Oui, il faut 15 mm de pluie pour valoriser un apport d’engrais
azoté
Après
apport d’un engrais azoté, 15 mm suffisent pour mettre l’azote à disposition
des racines. Un délai de 15 jours suffit pour permettre une utilisation
correcte de l’engrais et satisfaire à temps les besoins des plantes.
Non, il ne fait pas plus sec au moment du dernier apport d’azote
Les
apports d’engrais azotés de fin de cycle réalisés à partir du stade dernière
feuille (mi-avril à début mai) bénéficient en général de cumuls de pluie
propices à leur valorisation dans la majorité des régions céréalières.
Non ! En cas de temps sec, les engrais azotés foliaires ne sont pas
mieux valorisés que les engrais solides
Les
engrais foliaires n’apportent pas une efficacité supérieure par rapport à
l’ammonitrate. Et pour maximiser l’efficacité du dernier apport d’azote sur
céréales, il est préférable d’utiliser un engrais solide.
Oui, l’azote liquide apporté fin montaison peut brûler les
feuilles
Pour
les apports en fin de montaison, les solutions azotées sont moins efficaces que
les autres formes d’azote et provoquent assez souvent des brûlures sur les
dernières feuilles, notamment en cas d’utilisation de buses inadaptées.
Oui, l’azote apporté jusqu’à début épiaison est valorisé en
quintaux et en protéines
Il
est toujours possible de corriger une carence en azote jusqu’à la fin de la
montaison des céréales. La plante a capacité à convertir cet azote à la fois en
grains et en protéine, sous réserve de cumuler une pluviométrie suffisante
suite à l’apport d’engrais.
Oui ! Mon outil de pilotage permet de réévaluer la dose d'azote
totale en cours de campagne
Les
outils de pilotage permettent de diagnostiquer l’état de nutrition azotée des
plantes en cours de montaison et d’ajuster la dose prévisionnelle à la hausse
comme à la baisse pour s’approcher de la dose optimale.
Non, réévaluer sa dose d’azote ne nécessite pas de matériel de
modulation des apports d’engrais
La
modulation des apports d’engrais est souvent confondue avec le diagnostic de
nutrition azotée réalisé sur les plantes. Même si les enjeux sont moins
importants, cette technique peut être intéressante pour le dernier apport
d’azote, surtout sur les parcelles les plus hétérogènes.
Source :
Arvalis – Institut du végétal
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