Vous trouverez principalement dans ces pages des témoignages d'agriculteurs et parfois, aussi, ceux de leurs conseillers, impliqués comme eux dans des actions de préservation de la ressource en eau du bassin versant de la rivière Seille. Les pratiques évoluent. Notre objectif est de montrer les choix judicieux et les bons gestes accomplis dans les activités quotidiennes par ces hommes et femmes. Les élus locaux, comme les simples citoyens seront également associés à cette démarche. Il s'agit de relever un défi collectif : celui de diminuer concrètement et durablement l'impact sur l'environnement.

jeudi 28 mars 2019


Les Vrai/Faux de la fertilisation

Pour chasser les idées reçues sur la fertilisation azotée des céréales à paille, ARVALIS – Institut du végétal vous propose : « les Vrai/Faux de la fertilisation ».

Non, l’azote ne fait pas taller !  
Le rythme d’émission des talles dépend essentiellement de la date de semis et non pas de la ressource azotée. L’azote apporté au tallage entretient des talles secondaires qui ne contribuent pas au rendement et favorisent la verse.

Non, une unité de soufre ne se substitue pas à une unité d’azote !  
Même si le soufre a une cinétique d’absorption analogue à celle de l’azote, le raisonnement de la fertilisation soufrée des céréales est indépendant de celui des apports azotés.

Oui, l’ammonitrate est la forme la plus efficace 
L’urée, la solution azotée et l’ammonitrate n’ont pas les mêmes efficacités. Des essais ARVALIS – Institut du végétal ont comparé les écarts de rendement et de teneur en protéines entre ces différentes formes d’engrais à même dose totale.

Oui, il faut 15 mm de pluie pour valoriser un apport d’engrais azoté  
Après apport d’un engrais azoté, 15 mm suffisent pour mettre l’azote à disposition des racines. Un délai de 15 jours suffit pour permettre une utilisation correcte de l’engrais et satisfaire à temps les besoins des plantes.

Non, il ne fait pas plus sec au moment du dernier apport d’azote 
Les apports d’engrais azotés de fin de cycle réalisés à partir du stade dernière feuille (mi-avril à début mai) bénéficient en général de cumuls de pluie propices à leur valorisation dans la majorité des régions céréalières.

Non ! En cas de temps sec, les engrais azotés foliaires ne sont pas mieux valorisés que les engrais solides 
Les engrais foliaires n’apportent pas une efficacité supérieure par rapport à l’ammonitrate. Et pour maximiser l’efficacité du dernier apport d’azote sur céréales, il est préférable d’utiliser un engrais solide.

Oui, l’azote liquide apporté fin montaison peut brûler les feuilles 
Pour les apports en fin de montaison, les solutions azotées sont moins efficaces que les autres formes d’azote et provoquent assez souvent des brûlures sur les dernières feuilles, notamment en cas d’utilisation de buses inadaptées.

Oui, l’azote apporté jusqu’à début épiaison est valorisé en quintaux et en protéines  
Il est toujours possible de corriger une carence en azote jusqu’à la fin de la montaison des céréales. La plante a capacité à convertir cet azote à la fois en grains et en protéine, sous réserve de cumuler une pluviométrie suffisante suite à l’apport d’engrais.

Oui ! Mon outil de pilotage permet de réévaluer la dose d'azote totale en cours de campagne 
Les outils de pilotage permettent de diagnostiquer l’état de nutrition azotée des plantes en cours de montaison et d’ajuster la dose prévisionnelle à la hausse comme à la baisse pour s’approcher de la dose optimale.

Non, réévaluer sa dose d’azote ne nécessite pas de matériel de modulation des apports d’engrais 
La modulation des apports d’engrais est souvent confondue avec le diagnostic de nutrition azotée réalisé sur les plantes. Même si les enjeux sont moins importants, cette technique peut être intéressante pour le dernier apport d’azote, surtout sur les parcelles les plus hétérogènes.

Source : Arvalis – Institut du végétal

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