Vous trouverez principalement dans ces pages des témoignages d'agriculteurs et parfois, aussi, ceux de leurs conseillers, impliqués comme eux dans des actions de préservation de la ressource en eau du bassin versant de la rivière Seille. Les pratiques évoluent. Notre objectif est de montrer les choix judicieux et les bons gestes accomplis dans les activités quotidiennes par ces hommes et femmes. Les élus locaux, comme les simples citoyens seront également associés à cette démarche. Il s'agit de relever un défi collectif : celui de diminuer concrètement et durablement l'impact sur l'environnement.

vendredi 1 février 2013

Commande « morte saison », faire de la stratégie !

Actuellement, c’est le moment privilégié pour réfléchir à la direction que doivent prendre les itinéraires de vos exploitations (ITK).

Autour du bureau ou de la table de la cuisine avec son conseiller en agronomie préféré (ou après le passage de plusieurs pour avoir des avis différents), commander ses produits phytopharmaceutiques est un des rendez vous de l’hiver.

Pour construire ses ITK de printemps, il faut se poser les bonnes questions :
         - Quel niveau de protection viser ?
Exemple : Au minimum, de combien est la pression maladie sur mes cultures ?
Du sclérotinia du colza en passant par la rhynchosporiose et l’helminthosporiose de l’orge et de la septoriose pour le blé ; il faut quantifier les risques avec des données régionalisées en tenant compte aussi des systèmes d’exploitation (rotation, variétés…).
Source : Références blé d'hiver - Chambres d'agriculture de Lorraine
        - La position géographique de mes parcelles sensibilise t-elle mon colza aux attaques de méligéthes ?
Si les risques liés aux cultures et aux systèmes sont importants, le risque Milieu l’est aussi. Position de la parcelle, bordures de bois, pente, type de sol doivent donc être pris en compte.

         - Quel doit être le niveau de mon investissement ?
Adapter ses dépenses à son retour sur investissement.
Dépenses en fongicides pour le blé hiver. (source : Arvalis - Institut du végétal) :
Exemple : Pour une pression maladie de 10 q/ha avec un prix au quintal de 20 €, la dépense en fongicide ne doit pas dépasser 47€.

         - Comment éviter et/ou gérer les phénomènes de résistances ?
Dans les 3 postes principaux  herbicides ; fongicides et insecticides, sachez alterner les différents modes d’action sur l’année, mais aussi sur la rotation. Cette alternance est un gage pour conserver l’efficacité des produits (Cf. note technique n°1 - 2013)

Quelque soit les prévisions d’achat, il sera impératif de s’adapter aux conditions climatiques du printemps. Réaliser ses propres observations et les comparer aux réseaux existants (Bulletin de Santé du Végétal, Avertissements agricoles, Etats des cultures…) sera donc incontournable afin d’appliquer le minimum de produits phytopharmaceutiques tout en ayant le maximum de retour sur investissement !

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